Charpentier apprenti tu soignes ta besogne
Cherchant par l’art des mains à soigner son destin
Comme un chat s’apprêtant à chasser sans vergogne
Prépare tes outils tes doigts et tes dessins
Charpenter sans penser au long temps de labeur
Où nous aurions pu gagner dix-mille livres
Qui amasse de l’or mais perd le goût de vivre
N’aura jamais assez pour payer le bonheur
Gratte le bois tape dedans
Serre la pince et puis cogne le flanc
Fends la mortaise au coeur du chêne
Coupe un tenon et toujours le chanfreine
Transperce à tire au creux des joues
Casse l’arête jusqu’aux désabouts
Rabot à main crayon à mine
Sens le tanin qui remonte aux narines
Emboîte tout jusqu’à la fin
Sous le soleil des pommiers et des pins
Cheville sans heurt pose ta peine
Et te voilà aux jardins de l’Eden
Rénovation et patrimoine







